TRUDEAU PROPOSE LA CENSURE EN LIGNE POUR LE CANADA


Ce n'est un secret pour personne que la censure en ligne et la menace qu'elle fait peser sur la liberté d'expression est un problème croissant dans le monde occidental. Alors que les entreprises technologiques continuent d'être pratiquement non réglementées et que leur pouvoir de déformer ceux qui expriment des opinions hétérodoxes reste incontesté, la nécessité d'une action législative pour protéger la liberté d'expression est de la plus haute importance.

Malheureusement pour les Canadiens, au lieu d'éliminer la capacité de censure des entreprises technologiques, le Parti libéral de Justin Trudeau cherche simplement à transférer ces pouvoirs aux agences gouvernementales, comme en témoigne la nouvelle proposition de « dommages en ligne » .

Cette proposition, pour laquelle le gouvernement entend déposer un projet de loi à l'automne, vise à encadrer une nouvelle catégorie de sites appelés « services de communication en ligne », qui comprendrait les plateformes de médias sociaux comme Twitter, YouTube et Facebook.

La proposition établirait également un certain nombre de nouveaux organismes de réglementation gouvernementaux, notamment un commissaire à la sécurité numérique et un Conseil canadien des recours numériques, dont les objectifs principaux seraient de cibler et de modérer le contenu en ligne qui correspond à l'une des cinq catégories suivantes : exploitation sexuelle des enfants contenu, contenu terroriste, contenu incitant à la violence, images intimes partagées de manière non consensuelle et discours de haine.


En grande partie, les objectifs de cette proposition ne sont pas particulièrement controversés. Aucune personne raisonnable ne s'opposerait à la suppression de contenu tel que la pornographie juvénile ou le contenu qui encourage la violence ou l'extrémisme, qui n'a absolument pas sa place en ligne, d'autant plus que de telles images sont déjà illégales à partager. Le problème avec la proposition est qu'elle donne aux régulateurs gouvernementaux un pouvoir incontrôlé de définir, puis d'exiger la suppression, du contenu en ligne qu'ils peuvent arbitrairement qualifier de « discours de haine ».

Certains cas de discours haineux sont flagrants et évidents, comme les épithètes et les insultes raciales. Mais la remise en question de la légitimité de certaines pratiques d'équité raciale ou d'aspects étranges de l'idéologie transgenre pourrait-elle être regroupée dans cette catégorie simplement parce que la police en ligne de Trudeau le juge ainsi ?

Si la proposition devient une loi et est adoptée, cela donnerait à ces organismes de réglementation – qui ne sont pas élus et ne rendent de comptes à personne – la possibilité de modifier constamment la fenêtre d'Overton, redéfinissant fréquemment ce qui peut et ce qui ne peut pas être considéré comme un « discours de haine ». En d'autres termes, cette proposition a le potentiel d'entraver considérablement le discours en ligne pour les Canadiens et, en fin de compte, de supprimer leur liberté d'expression sur Internet .

Ce n'est pas la première fois que le gouvernement Trudeau dépose des politiques aussi censure. Il a d'abord démontré son intention de concevoir un Internet canadien beaucoup plus restrictif avec son projet de loi controversé C-10 , qui a été adopté à la Chambre des communes et est actuellement en attente d'examen par le Sénat.

C-10 cherche à étendre les pouvoirs du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) pour réglementer les entreprises technologiques comme Netflix, YouTube et d'autres « radiodiffuseurs » prétendument pour encourager la promotion du contenu canadien. Cependant, il a également le potentiel de traiter les utilisateurs de médias sociaux canadiens moyens de la même manière, donnant effectivement au CRTC, un autre organisme de réglementation non élu, la capacité de modérer, de contrôler et de supprimer le contenu en ligne téléchargé par des Canadiens ordinaires.

Malgré les atteintes possibles à la liberté d'expression des Canadiens qui pourraient résulter du projet de loi C-10, le ministre du Patrimoine, Steven Guilbeault, a déclaré que le projet de loi « est une première étape » dans la réglementation d'Internet — et il est tout à fait évident que la proposition des libéraux sur les préjudices en ligne est leur prochaine étape vers la censure en ligne. À l'instar du projet de loi C-10, la proposition transférerait une part importante du contrôle du débat en ligne des Canadiens moyens à des organismes de réglementation gouvernementaux comme le CRTC ou le nouveau commissaire à la sécurité numérique, imposant par la suite de graves restrictions à la liberté d'expression des Canadiens sur Internet.

Alors que les plateformes de médias sociaux comme YouTube, Twitter et Facebook continuent de servir d'outils de communication révolutionnaires, la réglementation devient de plus en plus nécessaire pour protéger la liberté d'expression afin que les Canadiens n'aient pas à craindre d'être censurés pour avoir exprimé leurs pensées et leurs idées aux autres. sur la place publique en ligne. Mais avec cette dernière proposition, il est clair que Justin Trudeau fait le contraire de défendre la liberté d'expression. Au lieu de lutter contre la censure, il cherche seulement à l'armer pour ses propres moyens politiques.

Sous couvert de « sécurité en ligne », l'approche de Trudeau supprimera l'une des composantes les plus intégrales d'Internet : la façon dont il a démocratisé non seulement la capacité d'accéder à l'information, mais aussi la capacité de créer et de diffuser du contenu avec le monde. A sa place sera un régime beaucoup plus censeur, criblé de surveillance gouvernementale rampante et de réglementations de plus en plus restrictives, dépourvu de toute hétérogénéité idéologique.

Par conséquent, si la liberté d'expression, l'un des aspects les plus fondamentaux de la société canadienne contemporaine, doit être respectée, il est incontestable que ce genre d'autoritarisme en ligne doit être arrêté avant même qu'il ne commence.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d'Epoch Times.

André Sansone Andrew Sansone est un écrivain indépendant spécialisé dans les sujets de la politique, de la culture et du crime. Suivez-le sur Twitter : @AndrewSansone15

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